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Auteur/autrice : xtofcha

Les travaux en vert… quesako?

Les travaux en vert désignent les opérations que nous effectuons au printemps et en été. Ces tâches, principalement manuelles, s’effectuent après que la plante a commencé à pousser, jusqu’à quelques jours de la récolte.

L’ébourgeonnage est la première opération en vert. Après le débourrement, nous supprimons manuellement les bourgeons ou les jeunes pampres qu’ils jugent indésirables. Il s’agit ici d’éviter l’entassement de la végétation et des grappes à venir, d’optimiser la récolte et de préparer déjà la prochaine taille d’hiver en choisissant judicieusement les futurs rameaux que nous garderons.

L’épamprage s’attaque quant à lui aux rameaux non fructifères ; ceux qui poussent sur le tronc. On nomme également ces pampres des gourmands car ils captent l’eau et les éléments nutritifs de la plante et sont donc en concurrence directe avec les pampres fructifères.

Le relevage (ou palissage) a pour objectif d’orienter les rameaux sur un plan vertical, à l’aide de fils, afin que les feuilles interceptent mieux la lumière et que les grappes soient bien aérées. Une fois que la végétation a été relevée mécaniquement par le passage du tracteur avec la palisseuse qui met des ficelles, ou manuellement par le relevage des fils releveurs en inox, nous passons une à deux fois dans chaque rangée afin de répartir au mieux la végétation pour éviter les entassements.

Le rognage est une opération mécanique qui consiste à couper tout ce qui dépasse. C’est elle qui permet d’obtenir des vignes « au carré » pour favoriser le passage et l’efficacité des appareils de culture et de traitement.

L’effeuillage est un travail délicat visant à supprimer les feuilles les plus âgées (les moins actives) situées au niveau de la zone fructifère. Il améliore le microclimat des grappes, en favorisant leur aération et leur ensoleillement, diminuant ainsi les risques de développement des champignons. Cette opération doit être bien réfléchie afin de laisser assez de feuilles pour nourrir les raisins et ne pas les faire bruler au soleil.

L’éclaircissage, ou vendange en vert, consiste à éliminer une partie des grappes afin d’obtenir une vendange de plus grande qualité. Cela n’est pas pratiqué chaque année et doit être surtout adapté à chaque pied en fonction de son âge, de sa vigueur…. Si cela est nécessaire, on réajuste donc le nombre de raisins afin que la vigne ait la capacité d’assurer leur maturation optimale (augmentation des sucres et des polyphénols, diminution de l’acidité).

Voilà, vous en savez plus sur les travaux que nous effectuons depuis début mai. Vous l’aurez compris, les travaux en vert de la vigne sont primordiaux afin d’obtenir des raisins et des vins de qualité. Si vous voulez en savoir plus sur notre travail dans les vignes, je vous invite à parcourir ce blog pour y lire d’autres articles. Bien sûr, vous pouvez également nous rendre visite pour en discuter de vive voix. Et n’oubliez pas, nos chambres d’hôtes sont là pour vous accueillir si vous souhaitez séjourner en Alsace.

Ps : actuellement, nous en sommes au stade des petits pois dans les vignes comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous prise ce matin. Pour en savoir plus sur les stades de développement de la vigne, c’est par ici ! 

Daube de bœuf à la provençale

Daube de bœuf à la provençale simplifiée

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 1kg de bœuf (morceaux à bourguignon)
  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 2 belles carottes
  • 75 cl de Pinot Noir
  • 1 bouquet d’herbes de Provence (pour ma part : thym, sauge et basilic)
  • 1 bocal de chair de tomates
  • Huile d’olive, sel et poivre
  • Farine
  • Le petit plus possible : des dés de courgettes à ajouter 1h avant la fin de la cuisson.

La recette :

Une vraie daube de bœuf implique de faire mariner la viande la veille, mais je manque souvent de temps et de place dans mon frigidaire alors dans cette recette il y aura du vin, mais pas de marinade….

Au préalable, éplucher et découper les carottes en bâtonnets, couper l’oignon en deux et écraser la gousse d’ail avec le plat d’un couteau.

Dans une sauteuse, faire revenir chaque morceau de bœuf sur chaque face dans un peu d’huile d’olive. Sortir les morceaux de viande et les réserver.

Dans la sauteuse ayant servie pour la viande, encore bien chaude, déglacer avec le Pinot Noir et attendre jusqu’à évaporation de l’alcool (vous ne devez plus sentir d’alcool se dégager, ce qui prend environ 5 minutes).

Pendant ce temps, recouvrir chaque morceau de bœuf de farine avant de les placer dans une cocotte, préalablement huilée. Ajouter les bâtonnets de carotte, l’oignon coupé en deux, la gousse d’ail écrasée ainsi que le bouquet d’herbes de Provence.

Verser le vin rouge réduit ainsi qu’un bocal de chairs de tomates et fermer après avoir salé et poivré.

Laisser cuire au moins 3h (à feu doux) puis déguster.

En accompagnement, je vous conseille soit des tranches de polenta revenues dans de l’huile ou du beurre, soit des pâtes.

Et le vin dans tout cela ? Évidemment, c’est notre Pinot Noir Cuvée Mosaïque qui accompagnera à merveille ce plat. L’astringence du vin rouge vient équilibrer le gras de la viande et du plat tandis que les tannins rendent tendre la viande, mais rehaussent aussi son goût. Pour ceux qui aiment les rouges plus tanniques, notre Pinot Noir Barrique conviendra également !

Agneau et Klevener de Heiligenstein L’Authentique Cuvée n°1 2020

Pâques arrive à grands pas et j’ai eu envie de rester classique pour l’occasion. Pour la recette de fin mars, j’ai donc testé une recette d’agneau mijoté au vin d’Alsace. Après quelques adaptations, voici ma recette de gigot d’agneau au Klevener de Heiligenstein L’Authentique Cuvée n°1 :

Ingrédients pour 5/6 personnes :

  • Un gigot d’agneau de 2kg
  • 2 carottes
  • 1 oignon
  • 5 gousses d’ail
  • 1 bouquet garni
  • 3 càs de miel de fleurs ou d’acacia
  • 2 càs de 4 épices
  • 30 cl de Klevener de Heiligenstein
  • 500 ml de bouillon de légumes
  • Sel, poivre

Préparation :

Préchauffez le four à 120°C

Émincez l’oignon, épluchez les gousses d’ail et coupez les carottes en rondelles

Salez et poivrez la pièce d’agneau

Faire chauffer 2 càs d’huile d’olive dans une cocotte en fonte et faites dorer la viande de tous les côtés à feu vif puis retirez l’agneau et réservez

Mettez ensuite les gousses d’ail, l’oignon et les rondelles de carottes dans la cocotte et faites revenir le tout pendant 2 minutes à feu moyen, tout en remuant.

Remettez l’agneau dans la cocotte puis ajouter le vin, le bouillon, les épices, le miel et le bouquet garni ainsi que du sel et du poivre.

Fermez la cocotte et glissez-la au four puis laissez cuire votre agneau pendant 5h au moins. A mi-cuisson, pensez à retourner le gigot d’agneau.
Servez des tranches de gigot d’agneau avec les carottes confites dans la sauce accompagnées de boulgour ou de purée.

Et le vin dans tout ça ? Notre agneau ayant mijoté dans du Klevener de Heiligenstein L’Authentique Cuvée n°1 2020, c’est évidemment ce même vin que je vous conseille pour accompagner notre met. On joue ici la carte du sucré salé et pour cela rien de mieux que le moelleux et les arômes de fruits confits comme le coing de cette cuvée.  Pour ceux qui préféreraient un vin plus sec, tournez-vous alors vers le Klevener de Heiligenstein Cuvée Tentation afin de retrouver le fruité et la fraîcheur caractéristiques du cépage mais avec 20g de sucre résiduel en moins !

Le Phylloxéra

Depuis le temps, on l’aurait presque oublié ! Pourtant, le phylloxéra est toujours présent dans les vignobles hexagonaux et européens. Sur nos vignes actuelles, qui sont greffées sur un porte-greffon américain, le phylloxera ne se manifeste que sur les feuilles par des « boutons » comme vous pouvez le voir sur la photo en bas de page. On parle alors de forme gallicole ou plus sommairement de galle. Cela peut devenir embêtant si toutes les feuilles d’un pied en sont couvertes, car alors la photosynthèse ne pourra plus se faire comme il se doit, mais autrement ce n’est point gênant.

L’Inra de Bordeaux, qui a repris les recherches sur ce ravageur en 2013, constate d’ailleurs l’apparition de plus en plus fréquente de cette forme gallicole sur nos Vitis vinifera, pourtant très peu sensible à l’expression sur feuilles. « Il est plus ou moins visible selon les conditions environnementales, car il remonte sur les parties aériennes lorsqu’il y a un stress au niveau des racines de porte-greffe, explique Daciana Papura, ingénieur de recherche à l’UMR Save de Bordeaux. Mais il y a bien des populations latentes, qui survivent dans les sols viticoles sans être dommageables à la vigne, tolérées par ses racines américaines ».

Revenons sur l’histoire de cette pandémie… C’est en 1863 que les premiers plants phylloxérés sont repérés dans le Gard. Mais il faut attendre 1868, pour que trois scientifiques de la Société d’agriculture de l’Hérault parviennent à identifier l’origine de cet étrange dépérissement. Le responsable ? Un minuscule puceron qui s’attaque aux racines et suce la sève. La vigne se dessèche et meurt en trois ans. En été, l’insecte connaît une forme ailée qui accélère sa propagation. Et comme un seul insecte, en une année, a une descendance de 10 millions d’individus, il est presque invincible. Il faut noter aussi sa résistance au froid, survivant à l’hiver de 1879 où la température tombe à -28°C.

Si en trente ans, toute la France est concernée, chaque région avant d’être contaminée vit dans le déni. Dans le Bordelais, on est persuadé que le climat pluvieux préservera les vignes, en Champagne, c’est la craie, dans le Mâconnais, ce sont les collines escarpées qui lui barreraient le passage. Les professionnels ne tirent aucun parti du délai dont ils bénéficient pour se préparer. La recherche pourtant s’organise. Plusieurs écoles s’affrontent. Ceux qui préconisent l’arrachage systématique pour endiguer la propagation. Un modèle qui exige une surveillance permanente du vignoble, des mesures autoritaires et une grande discipline qui n’est pas la première vertu de nos Gaulois. Il n’est guère qu’en Alsace, alors sous domination germanique, que cette méthode fonctionne. La seconde solution, souvent combinée à la première, est le traitement au sulfure de carbone. Injecté sur les racines, il asphyxie les pucerons. Mais il est coûteux, dangereux et partiellement efficace.

Enfin, il y a les plants américains par qui le mal est arrivé. Leurs racines offrent une bonne cicatrisation aux piqures de l’insecte. On les utilise d’abord en direct. Mais on leur reproche leur goût et on ne veut pas perdre l’identité de nos cépages. C’est donc la technique du greffage qui l’emporte : on utilisera un porte-greffe américain, qui donnera des racines résistantes, et un greffon français qui conservera les qualités organoleptiques des cépages autochtones. La viticulture s’en trouve bouleversée : on abandonne le provignage qui permettait, sans peine, de prendre un sarment pour le replanter directement en terre et on passe de la culture en foule complantée d’arbres fruitiers à la monoculture en rangs. La viticulture se technicise et aujourd’hui l’essentiel du vignoble est greffé. Mais cette technique n’est pas sans conséquence, les greffes mécaniques suscitent des ruptures de sève et seraient responsables de la maladie de l’Esca, un autre sujet…

Crédit photo d’archive : Union des Maisons de Champagne.

La photo ci-dessous vous montre la galle phylloxerique que les feuilles de vigne peuvent avoir de nos jours.

Carrot Cake et Gewurztraminer Le Compliment de l’Alsace 2020

Ce mois-ci, j’ai eu envie d’innover et d’accorder un dessert avec notre Gewurztraminer.

Mon choix s’est porté sur un gâteau aux carottes (carrot cake) pour ses épices qui rappellent celle de notre vin pour l’occasion (Gewürze signifie d’ailleurs épices en Allemand!) et le fait qu’il contient un légume, pratique quand vous avez comme moi un enfant qui n’en raffole pas ! 

Préparation: 15 minutes

Cuisson: 30 à 40 minutes

Ingrédients :

  • 180g d’huile végétale
  • 190g de sucre
  • 250g de farine fluide
  • 2 c à c d’extrait de vanille liquide
  • 1 c à c rase de muscade
  • 2 cà c rase de cannelle
  • 1 sachet de levure chimique
  • 300g de carottes râpées (4 à 5 grosses carottes)
  • 4 œufs
  • 120 g noix concassées

Préparation :

Préchauffez votre four à 180°C

Mélangez au fouet les 4 œufs et le sucre.

Incorporez ensuite l’extrait de vanille, la muscade, la cannelle et l’huile.

Ajoutez la farine et la levure et mélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

Ajoutez les carottes râpées et les noix concassées puis mélangez jusqu’à ce que la pâte soit homogène.

Huilez et farinez légèrement votre moule à cake (un grand moule sinon prenez 2 petits moules à cake) et versez la préparation.

Enfournez 30 à 40 minutes à 180°C (th.5/6).

Piquez pour vérifier la cuisson du cake. Sortez du four, démoulez et laissez refroidir avant de servir et de déguster.

Bonne dégustation à vous! 

Et le vin dans tout ça ? Comme je vous le disais, le compagnon idéal ici est notre Gewurztraminer Le Compliment de l’Alsace. Aucun vin au monde n’égale le Gewurztraminer dans l’expression des arômes de fruits exotiques (litchi, mangue…) et d’épices telles que la cannelle, la muscade, la cardamone… et tous ses arômes se mêlent idéalement aux arômes de noix, carottes et épices du Carrot cake. Notre Gewurztraminer étant à peine moelleux, il n’occulte pas la douceur du dessert mais, au contraire, souligne idéalement la gourmandise de ce cake.

Retour sur les vendanges 2022

Pour tous, l’été 2022 a rimé avec chaleur et sécheresse et l’Alsace n’y a pas échappé. Nous avons aussi subi deux épisodes de grêle. La récolte 2022 s’annonçait donc faible en volume. Mais la nature est toujours pleine de surprises et finalement les quelques pluies de septembre ont sauvé la récolte. Si ces dernières ont compliqué notre planning, elles étaient plus que bienvenues !

Pour ce qui est de la qualité, nous avons évidemment été épargnés des maladies cette année avec la sécheresse, les raisins étaient donc très sains. Les potentiels alcooliques étaient sans surprise élevée. Il faudra donc laisser du sucre résiduel pour éviter d’obtenir des vins trop alcooleux. Année caniculaire signifie également manque d’acidité. Nous sommes donc à l’opposé du millésime 2021 qui rimait avec fraicheur et légèreté, mais nous n’avons aucun doute sur le fait que le millésime 2022, gorgé de soleil, saura également vous séduire.

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre domaine et découvrir nos vins, n’hésitez pas à nous rendre visite ou encore mieux à séjourner dans l’une de nos chambres d’hôtes

Aperol Spritz ou Spritz St-Germain

Cocktail à la mode ces dernières années, je vous livre ici notre recette de l’Aperol Spritz:

50 ml d’Aperol (ou de Campari)

75 ml de Crémant Blanc de Blanc (brut)

50 ml d’eau pétillante

3 glaçons

1 tranche d’orange pour la déco

Mettez 3 glaçons dans un verre. Ajoutez l’Aperol, le Crémant et terminez avec l’eau pétillante. Mélangez. Si vous souhaitez ajouter une touche de déco, il ne vous reste plus qu’à mettre une tranche d’orange coupée en deux.

Et pour ceux qui auraient du mal avec l’amertume de l’Aperol, vous pouvez essayer la version « liqueur de fleur de sureau », c’est à dire un Spritz St-Germain (en référence à la liqueur St-Germain qui est une création du distillateur américain Robert Cooper). Il suffit donc de remplacer l’Aperol par de la liqueur de fleur de sureau et le tour est joué! 😉

Je vous laisse déguster vos Spritz… S’gelt!

Moules marinières au Riesling

L’Alsace est une alliée de taille de la Bretagne et la Normandie pour ce qui est des accords mets et vins. En effet, nos vins secs et fruités font la part belle aux saveurs iodées des fruits de mer. Ici, je vous propose une recette de moules marinières au Riesling.

Ingrédients pour 4 personnes :

  • Une noix de beurre ou margarine
  • 15 cl de vin blanc sec
  • Poivre
  • 2 ou 3 branches de sarriette
  • 2 à 2,5kg de moules
  • 2 échalotes

Préparation :

Hachez les échalotes.

Grattez bien et lavez les moules.

Dans une cocotte, faites fondre une noix de beurre puis ajoutez les moules, les échalotes, le vin blanc, la sarriette et le poivre.

Faites ouvrir ces dernières dans la cocotte couverte, sur feu vif pendant quelques minutes. Mélangez 2 ou 3 fois pendant la cuisson.

Dès qu’elles sont ouvertes, vous pouvez servir.

Le plat s’accompagne classiquement de frites et de salade verte, mais tous les accompagnements sont permis !

Et le vin dans tout ça ? Parmi nos vins alsaciens, deux se marieront idéalement avec ce plat : le Sylvaner et le Riesling. Lorsque j’ai préparé cette recette, j’ai opté pour notre Riesling Terroir d’Itterswiller 2021. Les arômes d’agrumes du Riesling réhaussent la saveur citronnée de la sarriette et surtout son acidité vive se marient parfaitement à la saveur iodée des moules pour un accord met et vin léger et gourmand.

La réparation et le liage de la vigne

De mi-février à fin mars, les deux principaux travaux à la vigne sont la réparation et le liage. Cette première étape consiste à vérifier les piquets, les fils de fer et les amarres et si nécessaire les réparer ou remplacer. En effet, avec le temps, les piquets en bois pourrissent, il peut également arriver que lors des opérations mécanisées, on endommage un piquet, une amarre ou un fil de fer. Une fois le plan de palissage réparé, on tend les fils puis on passe à la seconde étape : le liage.

Lier est l’opération qui consiste à arquer les baguettes (les sarments) qui ont été conservées durant la taille. Mais pourquoi faire cela ? À nouveau, cette pratique a pour but de limiter le fait que la vigne étant une liane, elle favorise la pousse des bourgeons à l’extrémité de ses baguettes (acrotonie). Arquer la baguette, et donc en quelque sorte la plier en deux, va limiter l’afflux de sève vers l’extrémité et donc mettre sur un pied d’égalité les bourgeons à l’extrémité et ceux plus près de la tête du pied de vigne. Autre avantage de cette pratique : permettre une répartition plus équilibrée de la végétation dans le plan de palissage.

En Alsace, les baguettes sont arquées entre le premier fil de fer (celui du bas) et le second. Afin que les arcures tiennent, les extrémités des baguettes sont attachées à l’aide d’une pince lieuse et maintenue par un lien au fil de fer du bas. Sous ce dernier, on laisse un seul bourgeon. On coupe donc le reste de la baguette si nécessaire.

L’opération de lier la vigne est la dernière opération manuelle hivernale. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre travail à la vigne comme en cave, n’hésitez pas à venir à notre rencontre. Et pourquoi pas passer quelques jours à nos côtés en séjournant dans l’une de nos chambres d’hôtes ? Nous aurons ainsi tout le temps de partager avec vous notre amour de la vigne et du vin !

Un millésime 2021 exceptionnel

Le millésime 2021 est un millésime exceptionnel car à l’opposé des millésimes précédents et celui de 2022, tous solaires. 2021 a été une année froide comme on en avait plus eu depuis longtemps. Le gel puis la pluie et la fraicheur du printemps et de l’été nous ont permis d’obtenir des vins plus secs, légers et portés par des acidités des plus intéressantes. Si la légèreté des vins (y compris la discrétion des arômes pour certains cépages) a pu surprendre au début, elle a finalement été grandement appréciée. Plusieurs de nos vins ont d’ailleurs obtenu une médaille d’or lors de concours. Aussi, si vous faites partie de nos clients ayant particulièrement aimé les vins du millésime 2021, sachez que nous avons déjà des ruptures (muscat et rosé) et que d’ici le mois prochain nous arriverons au bout du millésime 2021 pour plusieurs de nos « grandes références », notamment le Pinot Noir Cuvée Mosaïque et le Klevener de Heiligenstein Cuvée Tentation. Nous passerons alors au millésime 2022. N’hésitez donc pas à commander ou à venir au caveau dans les prochaines semaines pour faire votre stock de vins Charles Boch du millésime 2021. 

Concernant nos vins médaillés en 2022, donc du millésime 2021, pour rappel il y a:

– le Pinot Noir Cuvée Mosaïque (médaille d’or concours de Mâcon 2022)

– le Klevener de Heiligenstein Cuvée Tentation (médaille d’or concours des Vignerons Indépendants 2022)

– le Klevener de Heiligenstein Vieilles Vignes (médaille d’or Gilbert et Gaillard 2022)

– le Gewurztraminer Le Compliment de l’Alsace (médaille d’or Gilbert et Gaillard 2022)

– le Sylvaner Bouquet Printanier (médaille d’or Gilbert et Gaillard 2022)

– le Pinot Blanc Cuvée des Amoureux (médaille d’or Gilbert et Gaillard 2022)

– le Riesling Terroir d’Itterswiller (médaille d’or Gilbert et Gaillard 2022)

Les cépages alsaciens

Les Vins d’Alsace proviennent de sept cépages principaux : Sylvaner, Pinot Blanc, Muscat, Riesling, Pinot Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir auxquels s’ajoute l’Auxerrois et le Savagnin Rose (article qui lui est consacré ici). Contrairement aux usages des autres vignobles français, ce n’est pas le terroir qui donne son nom aux vins, mais les cépages eux-mêmes. Le vignoble alsacien est le seul vignoble français dont les vins sont majoritairement blancs, ce qui lui donne une réputation inégalée en matière de vins blancs français. Quant aux rouges d’Alsace, les fameux Pinot Noir, ils n’ont pas à rougir face aux autres régions de France et connaissant un très beau succès surtout ces dernières années.

Les 7 cépages alsaciens 

Le Sylvaner

Commençons par le Sylvaner : il serait originaire d’Autriche, a été introduit en Alsace à la fin du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il est essentiellement cultivé en Allemagne et en Alsace. Tous les terroirs peuvent lui convenir, mais il se développe plus harmonieusement sur des sols caillouteux, sablonneux et légers. En raison de ses longs rameaux, il est néanmoins sensible au gel et au vent.

Une fois arrivé à maturité, le Sylvaner présente une couleur dominante vert-doré et des petites baies elliptiques avec des grappes de petite à moyenne taille. Le fruit mûr est alors orné de feuilles à cinq lobes. Ce raisin permet d’élaborer des vins légers, gouleyant, fruités mais aussi légèrement floraux.

On peut en effet avoir des arômes de fleurs blanches ou d’herbes fraiches… Le Sylvaner mérite d’être plus connu !

L’Auxerrois

Cépage natif de l’est de la France, l’Auxerrois est souvent assemblé au Pinot Blanc. Au Domaine Charles Boch, on le vinifie pur à 100 %, ce qui est rare !

L’Alsace Blanc Auxerrois est produit dans le vignoble d’Alsace depuis la seconde moitié du XXe siècle. Il ne faut pas le confondre avec l’Auxerrois de Cahors, c’est un autre raisin ! En Alsace, il s’épanouit grâce au climat tempéré-continental et au terroir fait de sols calcaires, granites, schistes, gneiss et grès. Les grappes d’Auxerrois sont petites à moyennes, compactes, avec des baies petites, sphériques, blanc doré terne, peau fine et pulpe molle.

On reconnaît un vin issu 100% de l’Auxerrois à son caractère fruité et rond, légèrement épicé, ainsi qu’à sa faible acidité et sa bonne teneur en alcool.

Le Pinot Blanc

Les cépages composant le Pinot Blanc B, ou « Pinot Blanc vrai » pour le différencier de l’Auxerrois, est une mutation datant du XVe siècle du Pinot Gris G, lui-même une mutation du Pinot Noir N, les trois étant originaires du vignoble de Bourgogne. Il est à noter que le Pinot Blanc porte en allemand le nom de « Weißburgunder », ce qui signifie « bourguignon blanc ».

Les cépages composant ces différentes catégories de Pinot sont arrivés en Alsace à la fin du Moyen-âge. Alliant agréablement fraîcheur, corps et souplesse, le Pinot Blanc se pare d’une robe d’une couleur jaune pâle. Au nez, sans être exubérant, il exprime parfaitement les arômes issus du raisin avec des notes de pêche, de pomme et des nuances florales.

Le Riesling

S’il est apparu tout d’abord en Allemagne, on note les premiers écrits sur la culture du Riesling en Alsace à la fin du XVe siècle… mais ce n’est que dans les années 1960 qu’il devient le premier cépage alsacien. A présent, il représente plus de 20 % du vignoble de la région. Les sols peu riches et caillouteux et des coteaux bien exposés lui conviennent particulièrement.

Le Riesling est un des raisins les plus robustes à se développer, il présente un haut niveau de résistance aux gelées hivernales ce qui lui permet de prospérer dans les climats frais et continentaux du nord de l’Europe et d’élargir sa palette de qualités si particulières et subtiles.

Grand ambassadeur de notre région, le Riesling peut exprimer une large palette d’arômes selon le terroir où il est planté et l’âge du vin, allant des typiques arômes d’agrumes à des arômes pétrolés en passant par l’arôme de pierre à fusille.

Le Muscat

Le Muscat traditionnel cultivé en Alsace ne doit pas être confondu avec les Muscat liquoreux et moelleux que l’on retrouve dans le reste de la France. Le cépage Muscat d’Alsace offre des vins blancs frais parfaits pour l’apéritif. Traditionnellement, il existe deux sortes de Muscat cultivées en Alsace : le Muscat à petits grains, aussi appelé Muscat d’Alsace, et le Muscat Ottonel, implanté dans les vignobles alsaciens au milieu du XIXème siècle.

Ces cépages permettent de réaliser des vins blancs secs et frais d’exception. Les deux cépages disposent d’une ampélographie différente. Ainsi, le Muscat Ottonel présente des feuilles petites ou moyennes aux dents ogivales et des baies sphériques jaune clair avec des grappes cylindriques.

Le Muscat d’Alsace dispose de feuilles épaisses et orbiculaires, légèrement quinquélobées. Les baies sont sphériques et présentées sur des grappes longues et étroites.

Le Pinot Gris 

Le Pinot Gris : depuis 2007, ce vin porte le nom de Pinot Gris, mais autrefois on l’appelait Tokay Pinot Gris ou Tokay d’Alsace. Une légende raconte que ce vin aurait une origine hongroise : il est dit que des plants de vigne auraient été rapportés de Hongrie par le Général Lazare de Schwendi en 1565. Ce dernier aurait ordonné de multiplier ces plants à Kientzheim (Haut-Rhin) en souvenir de la bataille de Tokaj… Plus près de l’Alsace, on situe également la provenance du Pinot Gris en Bourgogne.

Il représente aujourd’hui plus de 15 % de la surface viticole alsacienne. Il n’est pas toujours évident de l’identifier pour les regards non avertis. Seule la couleur des baies, violet/gris à maturité, permet de le repérer. Les grappes de raisins sont, elles, assez compactes et forment un cylindre caractéristique des pinots. Les feuilles sont de taille moyenne, épaisses et orbiculaires avec des dents ogivales.

Le Pinot Gris donne des vins complexes et gourmands alliant des arômes de fruits à chair blanche, à des notes fumées ou de sous-bois selon les terroirs et les millésimes.

Le Gewurztraminer

Le Gewurztraminer est facilement identifiable par ses petites feuilles rondes à trois lobes. Ses baies, de couleur rosée à maturité, sont présentées sur une petite grappe tronconique et lâche. Le raisin offre un jus légèrement musqué. Le Gewurztraminer s’adapte très bien aux sols granitiques, calcaires et argileux.

Cousin de notre Savagnin Rose propre à Heiligenstein, la confusion est toutefois impossible lors d’une dégustation car aucun vin au monde n’égale le Gewurztraminer dans l’expression des arômes de fruits exotiques (litchi, mangue…), de rose et d’épices telles que la cannelle, la muscade, la cardamone…Gewürze signifie d’ailleurs épices en Allemand !

Le Pinot Noir

Originaire de Bourgogne, le Pinot Noir est planté sur 10 % du vignoble alsacien. Il produit de fameux vins rouges légers ou charpentés, des vins rosés appréciés pour leur fraicheur et des Crémants d’Alsace qui connaissent une très belle progression.

Tout comme le Pinot Gris, ses feuilles sont orbiculaires et épaisses avec des dents ogivales. Il est difficile à la seule vue des feuilles de différencier les deux cépages. C’est grâce à la couleur de ses grappes que l’on différencie très facilement ce cépage. Les grappes sont compactes et cylindriques avec de petites baies d’un violet foncé voire d’un bleu-noir très profond.

Le Pinot Noir se développe parfaitement dans les zones tempérées avec une préférence pour les terroirs argileux calcaire. Le Pinot Noir donne en Alsace classiquement des vins légers aux arômes de petits fruits rouges comme la groseille, la framboise et la griotte avec des tanins délicats et fondus. Evidemment, si le Pinot Noir a été élevé en barriques, celui-ci sera alors plus corsé, tanique et les arômes de petits fruits rouges seront complété par des arômes boisés et vanillés.

Et voilà, vous en savez un peu plus sur nos nombreux cépages alsaciens. Maintenant, à vous de vous faire votre propre idée en venant les déguster au caveau et pourquoi pas en profiter pour séjourner dans un de nos chambres d’hôtes?

Crème d’asperges blanches au curcuma accompagnée de notre Klevener de Heiligenstein 2019 Cuvée Tentation

Ingrédients pour 6 personnes :

  • 2kg d’asperges blanches
  • 25g de beurre
  • Un cube de bouillon
  • Poivre, sel
  • Curcuma
  • 20 cl de crème fraiche liquide

Éplucher les asperges.

Les couper en tronçons en séparant les pointes du reste.

Faire fondre le beurre dans une grande marmite et mettre les tronçons d’asperges (pas les pointes) à revenir 5 à 10 minutes dans le beurre.

Ajouter de l’eau en faisant attention à ne pas en mettre plus haut que la hauteur des asperges (la soupe doit être bien épaisse). Ajouter un cube de bouillon, du sel, du poivre et du curcuma à votre convenance. Laisser cuire une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps mettre à cuire les pointes d’asperges dans l’eau salée jusqu’à ce qu’elles soient tendres pendant 10 à 15 minutes.

Mixer la soupe finement.

Y ajouter la crème fraîche puis les pointes d’asperges cuites à l’eau.

Et le vin dans tout ça ? Notre fameux Klevener de Heiligenstein Cuvée Tentation est un allier de taille ! En effet, sa fraicheur équilibrera l’onctuosité de cette entrée tandis que le fruité du vin harmonisera l’amertume de l’asperge et le goût du curcuma.